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De Leatherman à Led Lenser : c’est béton !

Par Anthony Lasalandra. Photos Led Lenser & Anthony Lasalandra.

La marque fondée en 1994 en Allemagne n’en est pas à son coup d’essai. Même si son siège reste installé à Solingen, elle a été racheté en 2011 par le Leatherman Tool Group, l’entreprise bien connue pour ses outils de poche éponymes à la Mac Gyver, dit « multi-tools », et qui a son siège depuis toujours à Portland, dans l’Oregon, à deux pas de chez Nike. Notons que le premier Leatherman est sorti en 1983 et qu’une part importante des ventes est depuis toujours réalisé par l’armée et les forces de police américaines. C’est dire la qualité et la robustesse des productions Leatherman, tout segment confondu. Quant à cette autre marque leader, Led Lenser, elle fabrique des lampes portables et des lampes frontales. Le site US est plutôt bien foutu d’ailleurs : ledlenserusa.com. Allez-y jetter un œil, vous ne serez pas déçu. C’est bien entendu ce dernier segment des lampes frontales qui nous intéresse ici.

Alors sans plus attendre, voici le résultat d’un premier test réalisé ces dernières semaines sur le modèle intermédiaire, la MH6 (69,90€ et 90g pour les performances suivantes : 200lm max, 120 m max et 20h d’autonomie max). Suivront ceux que nous sommes en train de réaliser avec un modèle plus sobre, la MH2 (39,90€) et un modèle particulièrement haut de gamme pour les grosses sorties longues et engagées, type Grand Raid de la Réunion par exemple, où l’éclairage peut vous sauver la vie (littéralement). C’est la MH10 (89,90€).

A la découverte de Led Lenser

Je suis coureur à pied régulier, marathonien et souvent meneur d’allure, mais également triathlète de bon niveau régional. Je n’ai pourtant pas trop l’habitude de courir avec une lampe frontale vissée sur le front. J’en ai déjà utilisé, c’est vrai, mais c’était en cas d’urgence, quand la lumière de mon téléphone portable ne marchait plus ou ne me suffisait pas à éviter la chute. Autre vilain défaut, j’avais aussi l’habitude d’acheter mes lampes dans des grandes surfaces, et donc de me retrouver avec ces produits, pour le moins peu fiables sur la durée (voilà pourquoi j’me finissais toujours au téléphone portable…). C’était d’autant plus bête que, franchement, un accident la nuit est vite arrivé. Un cailloux, une marche plus haute qu’une autre, un bout de chaussé irrégulier et hop c’est votre cheville qui part ou bien carrément la tête et la mâchoire qui va chercher le bitume ou la grosse pierre. On a tous des histoires comme celle-là à raconter. C’est par exemple arrivé à notre rédac’ chef, un soir d’été, quand il vivait à l’étranger du côté de Goa, en Inde. La chaussée avait été déformé et quand une voiture a surgi, il a dû se ranger précipitamment sur le côté en évitant dans le même temps une grosse flaque d’eau. Bien sûr il n’a pas vu le décalage de la chaussée et c’est la cheville qui a pris. Il est rentré…en boitillant et en couinant, et n’a pas pu courir pendant plusieurs semaines. Pas fun. Malheureusement classique.

A la découverte de Led Lenser

Dans la boîte !

Ça ne vaut pas Apple dans le packaging mais c’est pas mal quand même, il faut le reconnaître. Le système en carton est construit de telle sorte que vous avez la possibilité d’ouvrir la boite et tout de suite voir le produit parfaitement présenté. Il apparait compact, avec une sangle élastique réglable et les principales infos vous y sont tout de suite données : 200 lumen maximum, une portée de 120 mètres maximum et une batterie de 20 heures maximum. Pas mal ! Franchement ça donne envie d’essayer fissa !

A la découverte de Led Lenser

Sur le côté, vous trouvez encore plus d’indications, comme par exemple qu’une utilisation en mode économie va faire baisser l’intensité de la lumière (de 200 à 20 lumens), que la distance idéale d’éclairage va également baisser de 40 à 20 mètres, sans oublier que la batterie durera alors dans ce cas…5h. La lampe se charge par un cable USB classique (vous pouvez toujours changez la batterie d’origine par des piles classiques mais le résultat sera moins bon, forcément !). A l’intérieur de la boîte, il y a aussi une garantie qui peut être activée très rapidement avec son téléphone portable en prenant la photo du code QR. #malin !

Une fois en main

Contrairement à la MH10, il n’y a pas de petit sac très pratique pour ranger la lampe. Cela étant, l’objet à l’air solide. Au niveau du fonctionnement : c’est classique, efficace. Vous êtes face à 3 type d’éclairage : puissant, moyen et clignotements à répétition. Mais si vous laissez le doigt appuyé plusieurs secondes, vous allumez une led rouge, sans doute destinée à rester discrète. C’est le mode lumière préféré des militaires en opération mais c’est aussi bien utile en bivouac dans le civil pour tout bêtement ne pas réveiller tout le monde. Pour passer d’un faisceau large à un faisceau plus droit, il suffit de tourner le devant de la lampe – notez que ce système de bague est le même sur les trois modèles que nous sommes en train de tester. Il est tellement bien fait que vous pouvez tout à fait tourner la bague même avec des gants de ski en plein hiver. Là encore : #malin ! Enfin, dernier bon point : vous pouvez retirer le bandeau élastique pour le laver ou bien le changer en cas d’usure. Bon, la lampe vous indique aussi quand sa batterie est dangereusement basse mais j’ai trouvé que ces indicateurs n’était pas des plus visibles. C’est son seul défaut.

A la découverte de Led Lenser
A la découverte de Led Lenser
A la découverte de Led Lenser

Et sur la tête ?

J’ai été vraiment surpris par la puissance d’éclairage de ce petit objet. Pour 90 grammes, franchement c’est fort. Et puis une fois que la lanière élastique est réglée, la lampe est vraiment stable et vous pouvez courir sans craindre qu’elle vous ballotte sur la figure toutes les secondes et demi. Les réglages d’orientation du faisceau sont également très simples, efficaces quoi !

Étanche !

Quand à son étanchéité, je l’ai testée sous la neige comme en atteste les photos et je n’ai pas eu de soucis particulier. Pour une immersion complète, le fabricant annonce un IPX6, autrement dit une garantie de fonctionnement non seulement dans les pires conditions climatiques (pluie, neige, humidité type pays chaud) comme je l’ai vécu mais également une étanchéité jusqu’à 6 feet, c’est à dire un peu moins de 2 mètres. Là, en revanche, je n’ai pas testé !

Conclusion

Comme vous vous en doutez, j’ai testé ce modèle en hiver, à la montagne principalement pour être précis, et je ne peux donc pas vous dire si, quand il fait chaud, son élastique du tour de tête gêne ou pas. On imagine que non, vu la qualité des productions de l’entreprise Leatherman. Cela reste néanmoins à prouver. Pour un produit aussi bien fini, et qui offre une garantie de 7 ans (7 ans. Ah oui quand même !), je ne trouve pas que le prix de 69,90€ soit démesuré. Je rappelle ses propriétés : 90g, 200lm, 120 m et 20h d’autonomie avec batterie interne rechargeable). Il me paraît donc des plus justes quand un modèle équivalent de chez Petzl (l’Actik Core : 350lm, 95m, 2h) est quasiment au même prix mais bien inférieur en terme d’autonomie (Une Tikka est certes moitié moins chère mais ses propriétés sont les suivantes : 200ml, 60m, 60h, 82g). Même chose chez Black Diamond avec par exemple la Revolt (300lm, 80m, 30h et 97g) qui éclaire plus mais moins loin et est toutefois un peu moins chère mais légèrement plus lourde. La MH6 reste donc une des plus belles affaires de l’hiver, si vous voulez mon avis. La suite du test des modèles MH2 et MH10 sera réalisée par Gaël. Il a de gros objectifs ce cochon. Il s’entraîne comme un satané bœuf.

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