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Terminator meet Deadpool

Texte & photos par Walter Batel, Brooks.

343g (H) et 298g (F), drop de 10 mm. Le 12ème modèle de cette chaussure lancée en début d’année est orienté longue distance et coureurs à foulée universelle. 140€

C’est ma seconde paire de Brooks Cascadia, une des Rolls du trail running depuis longtemps.  Entre indestructible et virevoltante, la chaussure des grands champions tel Scott Jurek est aujourd’hui étonnamment moins mise à l’honneur par la marque de Seattle dans l’état de Washington, un lieu réputé pour la qualité de ses trails mais aussi pour sa météo maussade, que sa dernière nouveauté : la Caldera (test à suivre dans ces colonnes. Patience patience). Les dernières Cascadia étaient les Cascadia…6. Il y a déjà 6 ans donc. Le moins que je puisse dire c’est qu’il y a eu beaucoup d’évolutions. Et quelles évolutions ! Bon, selon moi pour commencer, et parce que je ne suis rien d’autre qu’un petit frimeur de triathlète Ironman, j’adore son look flashy et multicolore ! Bien vu les designers. 

Brooks Cascadia 12

La tige

Le chausson est très douillet, mais alors t-r-è-s douillet. Je n’ai ressenti aucun point de frottement quand j’ai couru pieds nus, ce qui me vient là encore de ma pratique du triathlon. Bien sûr, sur un trail long, je mets toujours des chaussettes pour me protéger des petits débris du sol mais là, j’ai réalisé sans honte plusieurs sorties sans chaussettes autour de chez moi dans les bois du 92 et….nickel ! Pas de gêne, rien, nada. Le chausson de l’avant-pied est également assez large, et c’est aussi à ça que je reconnais que la chaussure est plutôt orientée longue distance – plus vous courrez longtemps sur des terrains difficiles – surtout par forte chaleur – plus vous allez contribuer au gonflement de vos pieds dans vos chaussures. Si ça n’est pas un signe que la chaussure est confortable alors je ne sais pas quoi vous dire les amis ! Presque un chausson.

Concernant maintenant la solidité de cette tige, c’est important en trail running, celle-ci est à la fois bien ventilée et résistante. Le double par-pierre en bout de pied fait son office proprement : le caoutchouc d’abord bien sûr, la partie en plastique souple ensuite. La chaussure n’est pas imperméable, non, mais si vous mettez le pied dans une flaque d’eau sous le soleil, la tige sèche sans soucis, j’en ai fait l’expérience au mois de mars mais également en rentrant chez moi après mes courses dans la boue : à l’abri de l’humidité, les chaussures ne mettaient pas trop longtemps à sécher.

Je termine ce petit descriptif par le talon et une expérience intéressante que j’ai réalisée : généralement je n’utilise jamais les deux derniers œillets pour mes lacets. Je ne sais pas pourquoi si ce n’est qu’ils me font toujours sentir prisonnier, me donnent le sentiment d’avoir ma circulation du sang coupée. J’ai donc lacé ces Cascadia jusqu’en haut et là, surprise, tout s’est très bien passé. Je n’ai pour la première fois de ma vie pas du tout été gêné. Le collier de serrage qui entoure le talon est extrêmement bien rembourré, sans être trop imposant ou gênant.

Semelle intermédiaire

Le système Brooks sur ce modèle se compose d’un mélange de gel et de mousse. Le résultat m’a bien convenu : c’est à la fois moelleux comme une crêpe (j’adore les crêpes, c’est mon pêché mignon !) et dynamique comme un kangourou. L’ensemble est assez dynamique ce qui me fait penser que la chaussure serait aussi à l’aise sur un UTMB que sur un ultra trail. En montagne, je la porterais en effet sans crainte car je préfère avoir un peu de fermeté sous le pied pour mieux ressentir les aspérités du terrain. Enfin, un mot sur la plaque rigide et très solide sous le medio pied qui est hyper résistante aux épines et pierres pointues. C’est ce que le fabricant appelle le « ballistic rock shield ». Bien utile pour les courses en montagne ou si vous voyagez à l’étranger et avez peur de tomber sur un terrain où peuvent sévir des épineux violents.

Brooks Cascadia 12 : la semelle

Semelle externe

Très belle accroche sur terrain gras et même sur la neige ! J’ai testé cette chaussure en février et mars et ses crampons en triangle accompagnés de petits picots qui complètent la panoplie sont bien efficaces. Je peux en témoigner ! L’ensemble, enfin, est vraiment super costaud. Cela se voit, cela se sent !

Conclusion

Une bête de somme qui résiste à tout, un terminator qui brûlera tout sur son passage mais qui va vous permettre, façon Deadpool, de beaucoup vous amuser car la chaussure n’est vraiment pas lourde au pied. Bref, c’est une indétrônable du trail au long court, une chaussure pour aller loin, pas forcément vite mais toujours avec plaisir et beaucoup de sécurité. A noter qu’elle n’existe pas encore en format imperméable et que pour bénéficier du Gore-Tex, il faudra vous tourner vers la Cascadia 11 GTX.

Brooks Cascadia 12 : faite pour courir

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