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Californication

Par Gaël Couturier. Photos © Hoka One One, Tor Des Géants, Gaël Couturier.

289g (H) et 238g (F). Hauteur talon de 36,8 mm, hauteur avant-pied / métatarses de 30,7 mm et drop de 6,1 mm pour les hommes. Hauteur talon de 35 mm, hauteur avant-pied / métatarses de 30,3 mm et drop de 4,7 mm pour les femmes. 140€.

Voici donc la chaussure que vous avez tous vue sur l’UTMB cet été. C’était la chaussure officielle du team Hoka One One à Chamonix et c’est certainement une des valeurs sûres du Grand Raid de la Réunion de ce prochain week-end, où sera d’ailleurs l’impétueux Jim Walmsley, celui qui ne finit jamais ses courses clés, à part l’UTMB 2017 où il a terminé 5ème derrière les très brillants François D’Haene, Kilian Jornet Burgada, Tim Tollefson et le petit poucet français Xavier Thevenard. Quant à monsieur Karl Meltzer, celui qui a inspiré de modèle de cette Speedgoat, la 1 comme la 2, il n’a jamais vraiment terminé l’UTMB justement (DNF en 2007, finisher en 2010 d’une édition qui compte pour du beurre).

Karl Meltzer donc. Ou plutôt « Speedgoat Karl » comme on l’appelle dans son pays, est un américain de 50 ans qui a été un des premiers athlètes à être sponsorisé par Hoka One One. Meltzer est aussi l’athlète qui a gagné le plus de courses d’ultra trail de 100 miles au monde. Au monde ! S’il ne s’aligne plus vraiment sur des épreuves de compétition officielle, il est devenu un de ceux qui comptent pour les FKT (Fastest Known Time) aux USA, des sortes de « off » où il s’agit d’aller le plus vite possible sur des parcours de randonnée très connus. Son dernier fait d’arme c’est sur l’Appalachian Trail qu’il l’a produit. Fin novembre de l’année dernière, Karl Meltzer a mis 45 jours, 22 heures et 38 minutes pour parcourir 3524 km (2190 miles). Une bête de somme ce Karl et, derrière une apparence un peu bourrue, Karl est mine de rien un coureur très attachant. Red Bull est son autre sponsor phare. C’est dire le talent et la capacité à générer le buzz de ce garçon attachant et carrément mystique (karlmeltzer.com).

Quant à la chaussure, la Speedgoat 2, elle tire donc son nom de ce coureur et en même temps de la course qu’il organise en Utah, là où il réside (karlmeltzer.com/speedgoat-50k). C’est un 50 km seulement mais il est réputé pour être extrêmement difficile. Son site web annonce d’ailleurs tout de go : « Si vous pensez une seule seconde pouvoir faire votre premier 50 km ici sur ma SpeedGoat, vous vous trompez lourdement ». Bim ! In your face. Du coup, cette chaussure, véritable pro model comme cela se fait depuis longtemps dans le skate ou dans le snowboard, devrait normalement être idéale pour affronter des montagnes escarpées et des terrains qui ne pardonnent rien. Nous allons le voir. La magie d’Hoka One One étant d’avoir réussi à mixer souplesse et confort dans un package très protecteur. Merci Karl Meltzer donc, merci aussi à Chris Hillyer, le boss des designers californiens responsable de cette chaussure, entre autres (lire son interview plus bas) car ils sont responsables pour un modèle de trail passe-partout bien amortissant qui, malgré son poids, se fait rapidement oublier.

La tige

La tige de cette chaussure est vraiment très intéressante car elle est complexe. Bien renforcée, elle n’en demeure pas moins étonnamment souple. Il y a des bandes de renfort tout autour du pied. Elles vont de la semelle intermédiaire jusqu’en haut des lacets et sont d’abord là pour protéger vos pieds quand vous tapez une pierre ou un gros morceau de bois. Mais elles assurent aussi un bon maintien du pied latéral car quatre d’entre elles sont directement reliées aux oeillets de lacets. Il y en a deux de chaque côté. A l’avant, elles ne couvrent bien entendu pas tout le mesh et laissent ainsi le pied respirer, même si ce mesh est à double épaisseur. Voici donc une chaussure qui n’est pas tant typé été qu’on aurait pu l’imaginer mais tiendra parfaitement sa place cet automne et cet hiver, mis à part le fait qu’elle n’est pas imperméabilisée.

A l’arrière, la fine couche de plastique protectrice est beaucoup plus étendue. A tel point qu’elle ne laisse pratiquement aucune place au mesh mais le recouvre à 90%. Si le talon reste souple, il est renforcé par une bande noire de tissu bien épais, le même que l’on retrouve sur l’extérieur de la languette, et aide à maintenir parfaitement bien le talon en place. D’une manière générale, et contrairement aux premiers modèles de Hoka One One, le pied est un peu plus enfoncé dans la chaussure qu’il n’y paraît. De fait, le design est comme ainsi dire en trompe l’oeil : vous avez l’impression quand vous regardez la chaussure d’être beaucoup plus haut perché que la réalité. Enfin, à l’intérieur, les coutures sont inexistantes sur les 2/3 du pied – sur toute la partie avant – et rendent cette tige très confortable. Quant à la languette et aux lacets, rien à dire : ça tient en place, ça ne bouge pas, ça ne gêne pas, même si la languette n’est pas rattachée de chaque côté vers le haut de la tige (collier).

Cela étant dit, il y a un point important que je souhaite aborder sur ce modèle. Malgré ce que peuvent en dire les descriptifs marketing de la marque, malgré ce que certains critiques ont pu écrire sur Internet, en particulier les Américains, j’ai trouvé cette chaussure particulièrement fine à l’avant-pied. Trop fine, même si elle a visiblement été élargie depuis la version 1. Je chausse un petit 44 habituellement (New Balance, Altra, Nike et même Hoka One One dont la splendide Clayton !) mais avec ce nouveau modèle cette pointure est certes bien assez longue mais loin (très loin) d’être assez large. A tel point que j’ai dû, dès la fin de ma première sortie, enlever la semelle de propreté pour pouvoir continuer à courir sans entrave et sans ampoules. Cela n’est pas idéal car celle-ci ajoutait un peu d’amorti et de confort. Résultat : chaque fois que je chausse cette chaussure sur une distance supérieure à 12-15 km, je me retrouve avec un point douloureux sous l’un de mes gros orteils, sans doute celui de mon pied fort. Sans cette semelle de propreté, le chaussant est, évidemment, pas aussi confortable qu’il le devrait. Une fois de plus ce design pour pied fin n’est ni bien ni mal, c’est juste un fait. La chaussure est donc bien entendu à essayer avant l’achat, même pour les habitué d’Hoka One One et surtout si vous envisagez des longues distances, celles où les pieds ont tous tendance à enfler terriblement.

Semelle intermédiaire

Si la tige de la chaussure est plus serrée, la semelle intermédiaire est elle plus large que sur la Speedgoat 1. Sa construction en EVA offre un amorti très (très) haut de gamme qui va vous aider à endurer les terrains les plus variés avec un maximum de douceur. C’est bien simple, une fois que vous avez chaussé des Hoka One One comme celle-là avec une semelle intermédiaire qui reste dans l’oversize, et qu’elle vous correspondent, vous ne pourrez plus revenir à une semelle dite « normale ». Grâce à la tige décrite précédemment, solide, souple mais sûre, cette semelle est capable de vous offrir une stabilité rare. C’est souvent le reproche que l’on pouvait légitimement faire aux chaussures d’Hoka One One à ses débuts : trop de semelle tue la chaussure car maximise le risque de cheville non tenue sur terrains cassants. Avec cette Speedgoat 2, ce n’est vraiment pas le cas. La mousse absorbe les impacts et le shape de la semelle apporte une vraie stabilité, chose rare dans la gamme trail running d’Hoka One One jusqu’à présent. Autrement dit, si vous n’aviez jamais essayé de chausser une de ces chaussures franco-californiennes c’est le bon moment et si vous étiez resté sur un sentiment négatif ou douteux, celle-ci va vous faire changer d’avis. J’en mets mes pieds à couper.

Un point intéressant là encore sur ce modèle en général et qui se situe dans cette semelle en particulier c’est son shape en forme de banane, autrement dit : son rocker. Le mot « rocker » vient du surf et renvoie aux courbes des petites planches de surfs. On les appelle des shortboard. Un bon rocker permet déjà de ne pas plonger tête la première sur le récif quand les vagues sont creuses mais d’être plus facilement en mesure de se lever vite sur la planche pour les surfer. Un bon rocker permet aussi à la planche d’être plus facilement manœuvrable une fois dans la vague qui est elle, par définition, jamais plate mais toujours incurvée. A l’inverse, plus il y a de rocker, moins la planche de surf est rapide sur l’eau plate et plus il est donc difficile d’attraper une vague pour la surfer. Un longboard est au contraire très plat et offre beaucoup plus de contact sur l’eau. Une planche longboard est donc plus simple à faire avancer en ramant pour attraper une vague.

Pour cette chaussure, c’est un peu la même chose, la rame en moins. Rien de plus simple que de se mettre à courir. C’est un geste naturel pour tous. Une fois lancée, le corps est davantage propulsé vers l’avant si la chaussure offre un bon rocker, ce qui est le cas de ces Speedgoat 2. Vous les chaussez, démarrez vos foulées et hop, vous vous sentez projeté vers l’avant, accompagné, soutenu, dans votre mouvement de course à pied. Non seulement ce rocker est une aide, mais il est également très agréable. Vraiment c’est là un des points les plus intéressants sur ce modèle à mon avis : elles aident à courir vite et bien. Car le fait d’avoir un tel rocker et d’être ainsi propulsé vers l’avant va vous aider à améliorer votre position de course. Vous serez plus économe, plus efficace, plus rapide, le tout avec beaucoup de souplesse (la tige est souple, la semelle intermédiaire est amortissante et douce) et de confort. CQFD. Karl Meltzer a donc bien fait les choses. Je termine avec la solidité de cet amorti : difficile à tester car je n’ai fait que quelques centaines de km avec la chaussure, pas plus. Mais vu l’épaisseur de l’amorti, même si celui-ci s’enfonce un peu au fil des mois, il est tellement important au départ que vous n’avez globalement rien à craindre. Les problèmes d’usure possibles, ne viennent pas de là, ni de la tige d’ailleurs.

Semelle externe

En ce qui concerne la semelle externe, on touche justement là un autre point sensible de ce modèle, après le chaussant  « spécial pieds fins » car un peu trop serré selon moi. En effet, une des critiques réticentes envers les chaussures Hoka One One qui restent des modèles chers concerne leur solidité. Et ce modèle n’échappe malheureusement pas à la règle. Pour faire simple, disons que l’amorti Hoka One One c’est bien, mais que toute cette mousse EVA sous le pied n’est pas très résistante à l’usure. Pour palier ce problème récurrent, les designers ont ici rajouté un grip de chez Vibram, le leader de la semelle externe chez qui toutes les marques de chaussures de running font désormais régulièrement leur marché. Les crampons font ici 5 mm de hauteur. C’est suffisant mais ce n’est pas exceptionnel non plus et il m’est arrivé de glisser sur terrain sec et poussiéreux dans les descentes. Rien de grave. Dans ces conditions seules des crampons plus épais type Salomon Speedcroos ou Inov-8 auraient pu me sauver.

Les quatre entailles de semelles sont là pour apporter plus de souplesse à l’ensemble et le résultat est, sur une relativement courte période de test donc, très concluant. Reste à savoir si après 300-500-800 km, la chaussure ne commence pas à s’user démesurément au niveau de l’EVA. On le voit nettement sur les photos, la partie bleue qui correspond donc à cet EVA bien amortissant, contrairement aux parties rouges qui sont la semelle externe made in Vibram, n’est pas loin du sol. La couche de matière plastique de chez Vibram n’étant quand même pas très épaisse. Mais pas de panique. Il faut dire que cette relative fragilité est un peu la rançon de la gloire de ce modèle passe partout : son amorti exceptionnel se fait au détriment de la solidité de l’ensemble. C’est tout. Et je crois malheureusement que c’est inévitable. Quoi qu’il en soit, la chaussure fait le job et ne vous laissera pas tomber comme ça. Hoka One One a clairement pris ce problème à bras le corps et a tenté d’y répondre au mieux. Mais on ne change pas son ADN en deux trois coup de scalpel de designer. Si les annonces marketing sont un peu ambitieuses par rapport à la réalité (« La Speedgoat 2 a été entièrement revue pour améliorer sa durée de vie »), on ne peut nier que des efforts on été réalisés. Merci Vibram…

Conclusion

Si vous en avez les moyen alors vous ne ferez pas une erreur en investissant dans cette Hoka One One Speedgoat 2 à la sauce californienne car c’est une des meilleures chaussures de trail actuelles. Clairement. Une tige assez serrée mais très solide (pas aussi expansive que le racontent certains critiques toutefois), une semelle intermédiaire offrant un amorti luxueux très très haut de gamme qui permet de passer partout sans aucune crainte et dans une douceur rare, voire carrément unique, ainsi qu’une semelle externe accrocheuse (là encore pas autant que le raconte d’autres commentateurs) mais pas forcément des plus résistante font donc de ce modèle haut de gamme un 4X4 de luxe : ça passe partout, c’est super confortable et ça fait le job sans rechigner. Mais ce n’est clairement pas la chaussure la plus casse-cou du marché qui va durer et résister à tout. On est chez Porsche ou chez Audi donc, pas chez Jeep ou encore Ram (pour ça, voir le test de l’Altra Lone Peak 3.0 publié dernièrement). Avec la Hoka One One Speedgoat 2 à 140€, le pro model de Karl Meltzer, vous allez être en mesure d’accélérer facilement sans lourdeur, de vous payer un excellent dynamisme (ce rocker est à se damner !), un des meilleurs conforts actuels, le meilleur rapport amorti / protection du marché et une résistance correcte qui vous fera passer l’hiver sans vous abandonner au bord du chemin. Mais pour attaquer la saison du printemps 2018, il vous faudra sans doute investir dans une nouvelle paire de Speedgoat 2, ou 3.

L’interview qui tombe à pic

Nous avons donc interviewé Chris Hillyer, le Director of Innovation de chez Hoka One One, autrement dit le designer en chef, chez lui à Santa Barbara. A ne pas confondre avec Christophe Aubonnet, le responsable R&D de la marque dont les bureaux sont en France. Chris Hillyer est désormais basé à Santa Barbara, au siège de Deckers, la société américaine propriétaire d’Hoka One One. Chris Hillyer connaît bien la montagne car c’est un ancien designer de chez Black Diamond, la marque de Salt Lake City qui fabrique du matériel de skis et d’alpinisme, mais aussi un ancien de Teva et un ancien pistard de niveau universitaire. C’est donc un personnage clé du dispositif de création de chez Hoka One One.

Running Café : On dit que la chaussure a été inspirée par Karl Meltzer, un coureur qu’on ne présente plus. C’est donc un pro model que vous nous présentez. Pouvez-vous nous dire en quoi Karl est tervenu sur le développement de cette chaussure ?

Chris Hillyer : Karl voulait plus de technicité. Il voulait un mix entre le confort classique des autres modèles Hoka et une nouvelle agressivité capable de l’emmener sur tous les terrains, le tout sans trop prendre de poids. Les crampons de semelle de ce modèle sont donc plus prononcés que nos autres modèles de trail comme la Stinson ou la Challenger. Nous nous sommes rapprochés de Vibram pour élaborer une semelle en Mega-Grip qui offre non seulement une excellent accroche dans les parties difficiles et une adhérence maximale le reste du temps et dans toutes les directions que prend votre pied.

Running Café : Il paraît que la chaussure est plus large que d’autres modèles à l’avant-pied mais j’ai moi-même personnellement trouvé le contraire. Que pouvez-nous nous dire sur ce point ?

Chris Hillyer : Le moule sur lequel a été construit la chaussure est totalement différent de la première Speedgoat. Il est, j’en suis sûr, plus large de quelques mm. Mais nous avons tous des pieds différents. Nous essayons d’avoir le plus de feedback possible pour plaire au plus grand monde mais si vous cherchez une chaussure réalisée à partir d’un moule plus large, alors je vous conseille de vous tourner vers la Stinson ATR 4. C’est à ce jour notre modèle le plus large de notre gamme de trail running.

Running Café : Cette saison, j’ai l’impression que vous voyez tout en rouge dans vos coloris. Il y a le rouge « Chilli Pepper », le rouge « True Red » ou encore le rouge « Grenadine ». Il y a une raison à cela ?

Chris Hillyer : Non, pas vraiment. Nos couleurs changent chaque saison. Mais c’est vrai que la Speedgoat 2 est une chaussure bien agressive et qu’il fallait donc des couleurs en rapport avec les émotions qu’elle nous inspire. Ces couleurs sont vives. Je pense que ça lui va bien !

Running Café : Oui, je trouve d’ailleurs que cette chaussure à un très bon look. Vous avez bien bossé ce point si je peux me permettre. Rien qu’en la regardant, on se dit que la chaussure à l’air rapide. Elle a presque l’air aérodynamique. Qu’est ce qui vous a inspiré pour la dessiner : une voiture de course, un avion de chasse?

Chris Hillyer : Ah ! En fait, pour tout dire, ce sont plutôt des designs tirés de l’architecture qui nous ont inspirés ici. Les lignes de plans qui se répètent dans un design d’architecture sont des structures solides, sur lesquels on peut s’appuyer mais ils servent offrent aussi une esthétique légère, avec des flux, un peu comme quelque chose qui vole. C’est pile dans le discours de marque d’Hoka One One.

Running Café : Est-ce que c’est la Speedgoat votre chaussure de trail la plus populaire aujourd’hui ? Quid des   triathlètes ? C’était l’Ironman d’Hawaii samedi dernier et Hoka One One était encore une fois la marque sponsor de la partie marathon. Quelle est le modèle favoris des triathlètes selon vous ?

Chris Hillyer : Bon, pour le trail running c’est sûr que c’est la Speedgoat. Elle est très passe partout, sur les terrains les plus hostiles comme les parties les plus roulantes. Notre autre chaussure de trail qui remporte un franc succès c’est la Challenger. C’est à cause de sa polyvalence trail et route je pense. Quant aux triathlètes dont vous me parlez, ce sont des gens à part parmi les consommateurs. Ils veulent de la nouveauté, des nouveaux concepts. La Clifton est la chaussure qu’ils préfèrent aujourd’hui mais avec ces types-là, on est jamais à l’abri d’une ou deux surprises !

 

Petit rappel : Jean-Luc Diard a participé le Tor des Géants® en Speedgoat 2

Après avoir signé un partenariat avec la course de malades italienne, le Tor des Géants® (330 km et 24 000m de D+), le co-fondateur de Hoka One One Jean-Luc Diard a pris le départ de la course l’été dernier, justement chaussé des dernières Speedgoat 2. « Selon moi, le Tor des Géants® est une communion avec la Nature, d’une intensité rare qui demande de puiser au plus profond de ses ressources physiques et mentales, et de s’appuyer sur la générosité des habitants de la région » avait ainsi confessé Jean-Luc Diard. Finalement, c’est au bout de 264 km, après près de 5 jours de course et 24 853 mètres de dénivelé positif plus tard, qu’il décide d’arrêter sa course. 264 km quand même. Respect Jean-Luc.

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