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« Girls only club »

Par la rédaction. Photos Kari Traa

Aujourd’hui, nous dit Kari Traa, « les femmes doivent faire face à tout type de pression ». Ah bon ? Comme quoi ? « Dans leur vie de tous les jours, au quotidien, elles doivent être toujours plus belles, plus performantes, plus minces…tout ça pour correspondre aux standards de beauté imposés par la société ! ». Ah, oui, OK. Ce n’est pas faux. Chez Kari Traa, visiblement, ils souhaiteraient mettre fin à ces dictats et permettre aux femmes de reprendre le contrôle de leur vie et de leur liberté. Parce que « l’essentiel c’est de participer » n’a finalement pas pris une ride, Kari Traa c’est donc pour : « les winners, les finisheuses, les wannabes et surtout pour toutes celles qui se font plaisir avant, pendant et après leur workout ». Le message est clair. C’est frais et ça fait du bien. Bref, nous aussi on en a marre de tous ces fachos de la compétition 24h/24 qui oublient de se détendre et se prennent beaucoup trop au sérieux. Vive le running libre ! Ouh la la, on sent qu’on va l’aimer cette marque !!!

Célébrer différemment

A l’image de sa créatrice norvégienne, l’ancienne championne de ski freestyle maintes fois médaillée d’or dans les plus grandes compétitions internationales type JO et championnats du monde (voir plus bas), la marque se destine aux femmes libres qui n’ont pas peur de casser les codes, d’envoyer en l’air le conformisme ambiant et de dire zut à tout et surtout à tous ces empêcheurs de tourner en rond. Parfois, comme le rappelle la marque, la pression et les attentes du monde qui nous entourent, provenant parfois aussi de ceux qui nous sont les plus proches, sont telles qu’elles peuvent en arriver à nous priver du plaisir simple et sain de faire du sport pour soi – et non pas pour plaire aux autres. « Il faut sans arrêt courir plus longtemps, plus vite, être belle et surtout perdre plus de poids » rappelle ainsi Kari Traa, visiblement un peu remontée. Elle ajoute : « Une partie de la société nous pousse vers des idéaux esthétiques inconcevables, dit-elle, et cela peut avoir un impact très négatif sur l’estime que beaucoup de femmes ont d’elles. Rendez-vous compte que dans mon pays, la Norvège, où nous avons réalisé une étude, une femme sur trois se sent obligée de s’entraîner plus qu’elle ne l’aimerait vraiment et 9 femmes sur 10 changeraient bien volontiers une partie de leur physique si elles le pouvaient. C’est effrayant vous ne trouvez pas ?! » crie haut et fort la créatrice.

Katri Traa poursuit sa démonstration

« Ces corps sur papier glacé impossibles à obtenir dans la réalité sont aujourd’hui devenus la norme et c’est toxique. Les femmes sont, sur les réseaux sociaux mais aussi dans leurs cercles d’amis et dans leur famille, dans leur couple souvent, constamment bombardées de ces images soit-disant idéales mais en réalité complètement vaines et vraiment extrêmes. Ma marque Kari Traa ne va pas du tout dans ce sens-là ; certainement pas. C’est une marque pour les gagnantes, les ‘finishers’, oui mais également pour celles qui abandonnent, les simples coureuses, les marcheuses, les runneuses, les sprinteuses….  Kari Traa c’est pour toutes les femmes ; c’est tout autant pour les élites que les amateurs et les vraies débutantes ».

Pour dire les choses autrement

Kari Traa ne fait donc pas la différence entre la victoire et la défaite, entre un bon chrono et une mauvaise course. C’est plutôt bien vu. Et neuf ! « Là où les marques concurrentes poussent en effet à la performance à tout prix et à rejoindre absolument un club compétition, Kari Traa n’offre de rejoindre qu’un seul club : celui des femmes, le ‘girls only club’ ! ».

Un club où l’on est pas obligée de repousser ses limites ? Un club où l’on a pas soif de victoires ? Un club où tous les km comptent, même les plus petits, et où le but ultime est d’être plus heureuse et plus saine, mais c’est tout ? Pas de doute, ça va nous plaire.

Mais qui est donc Kari Traa ?

Kari Traa est une ancienne championne norvégienne de ski de bosses. Elle remporte le titre olympique en 2002 lors des JO de Salt Lake City et repart avec la médaille d’argent à Turin en 2006, ainsi que celle de bronze à Nagano en 1998. Son palmarès est loin de s’arrêter là puisqu’elle gagne également 37 médailles d’or en coupe du monde. C’est en 2002, fraîchement médaillée, que cette jeune entrepreneuse lance avec des amis une marque de sportswear. Aujourd’hui cette quadragénaire, fan de sports extrêmes, est aussi un personnage médiatique apprécié en Norvège. Elle est le porte-parole de la marque et véhicule l’image de cette femme libre, sportive et épanouie, qui ose dépasser ses limites.

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