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Blade Runner 2017

Texte de Julie Brown, maman californienne (San Clemente) et marathonienne. Photos Garmin, Gaël Couturier.

La Forerunner 935 délivrée par Garmin en mars 2017 – 3 mois après la sortie officielle de la Fenix 5 – mérite qu’on s’y arrête enfin ; ce que nous n’avions jamais fait jusqu’à présent. Nous avons mis plusieurs mois à ressembler nos idées sur ce modèle et nous publions enfin le texte que nous lui consacrons. Addict de la Forerunner 920XT pour nos sorties cross-training mais aussi bien entendu de la superbe Fenix 5, plutôt la version X pour nos ultra trails, cette nouvelle Forerunner 935, plus sobre mais hyper performante, n’a eu de cesse de nous surprendre. Voici pourquoi.

D’abord, une précision : à qui s’adresse cette montre ?

Je réponds sans attente : elle s’adresse aux coureurs à pied, bien sûr, et peu importe leur niveau d’ailleurs, mais également à tous les adaptes du multisport qui ont envie d’exploiter son potentiel très complet et désirent investir dans un produit non seulement qui ne sera pas remplacé tout de suite par Garmin mais surtout avec lequel ils vont découvrir les joies du suivi précis de leurs entraînements et compétitions. Dans le lot, il y a les triathlètes bien sûr, mais pas seulement. En effet, les modes sports de cette 935 offrent un suivi de l’entraînement non seulement en running mais aussi en vélo, natation ou encore randonnée, ski/snowboard, golf – si si golf – et même stand up paddle ! A l’extérieur, question design, cette montre est très différente des anciennes Forerunner, et notamment de la mythique Forerunner 920XT qui équipait encore il y a un an une grosse majorité des triathlètes à travers la planète. Certains s’en moquent, d’autres le critiquent, nous nous en réjouissons.

Les photos suivantes représentent la Forerunner 735XT et la Fenix 5X.

Que vous vous baladiez chez moi en Californie du Sud, à Paris, à Nice, ou sur des courses du bout du monde en Amérique du Sud ou en Asie, et pourquoi pas en Australie, vous avez pu constater que presque tout le monde a porté jusqu’au printemps dernier la Forerunner 920XT. Quant à la petite sœur de notre 935, la 735XT, elle était quant à elle sortie au printemps 2016 mais, de mon point de vue, n’avait pas rencontré le succès mérité. La faute, je pense, au look de la mythique Forerunner 920XT qui, on le voit tous les jours sur les forums de discussion américains et français, a décidément bien du mal à se faire oublier. L’arrivée de cette 935 va certainement changer la donne et permettre dans le même temps à la 735XT de se refaire une jeunesse et enfin convaincre ou exploser comme elle mérite auprès des hordes de triathlètes et autres coureurs à pied. En effet, moi qui ai bien connu la Forerunner 920XT, nous avons eu une longue et intense histoire d’amour, je ne vais pas la regretter. Non seulement Garmin, officiellement, ne la met plus en avant (allez voir sur le site de la marque, vous ne la trouverez quasiment plus) mais elle est aussi, et c’est là le coup de massue, dépassée question technologie. On peut passer son temps à regretter son design si particulier qui nous identifiait tous autant qu’on est tout de suite comme un « expert » de l’Ironman, comme un « vrai » triathlète, un « malade mental » de l’entraînement croisé, un membre à part entière de la tribu des doux dingues, mais c’est ainsi et nous n’y pouvons rien. Je le répète – la phrase n’est pas de moi… : le changement, c’est maintenant. Vive le changement. Je m’explique.

Commençons par comparer ce qui est comparable

Cette Forerunner 935 (prix à partir de 550€. 700€ pour le modèle pack triathlon) est tellement plus performante que la Forerunner 735XT (prix à partir de 450€), qu’elle peut légitimement être comparée à la dernière Fenix 5, le design en moins, et pour 50€ de moins au minimum également. La Fenix 5 est à partir de 600€ pour le modèle de base. Quant au modèle haut de gamme, avec ceinture cardiaque thoracique permettant d’enregistrer la fréquence cardiaque sous l’eau et d’analyser votre foulée il coûte la modique somme de 770€ ! Ce design prend donc ici une importance cruciale. J’insiste sur ce point car, vraiment, à part une taille d’écran plus grande et un look plus baroudeur pour la Fenix 5, la Forerunner 935 propose exactement les mêmes données, à un ou deux petits détails près qui n’intéresseront, à raison, que les aventuriers et les autres amateurs de sensations fortes en situations extrêmes. Notez toutefois, aussi surprenant que cela soit, que cette 935 est plus autonome en terme de batterie qu’une Fenix 5X (24h en mode d’enregistrement toutes les secondes contre 20h en mode GPS). Je sais, c’est bluffant. Avant de rentrer plus avant dans le test de la montre en lui-même, voyons déjà dans le détail quelles sont les différences avec ces deux autres produits de référence Garmin.

Voici pour commencer les données physiques de la Forerunner 935 : 49g pour 47 x 47 x 13,9 mm et un écran de 240 x 240 pixels avec 64 couleurs pour la définition ; exactement comme sur la Fenix 5X. La montre est noire sur la version de base et avec un bracelet jaune sur la version haut de gamme avec la ceinture cardiaque thoracique dont je parlais plus haut. Notez que la Forerunner 935 offre, comme la Fenix 5X, un bracelet interchangeable rapidement (QuickFit™). Voici maintenant les données de la Forerunner 735XT : 40,2g pour 44,5 x 44,5 x 11,9 mm et un affichage 16 couleurs de 215 x 180 pixels. Pour la Forerunner 935, l’écran est donc plus petit qu’une Fenix 5 (47.0 x 47.0 x 15.5 mm) ou Fenix 5X (51.0 x 51.0 x 17.5 mm) mais il est plus grand qu’une Fenix 5S (42.0 x 42.0 x 14.5 mm). Avouez que c’est intéressant !

Par rapport à la 735XT, questions fonctionnalités, voici les fonctions les plus intéressantes que la 935 propose en plus selon moi :

– Une autonomie accrue – elle monte jusqu’à 60h en mode montre simple, 50h avec suivi de la fréquence cardiaque au poignet en continue et 24h en mode GPS (c’est 10h de plus que la 735 !) – sans oublier une mémoire bien supérieure : 64Mo.

– Un altimètre barométrique ainsi qu’un thermomètre. Rappelons que l’altimètre barométrique, au contraire de l’altimètre GPS, peut être utilisé à l’intérieur et ainsi mesurer (via la mesure de la pression atmosphérique) vos efforts en montée de marches d’escaliers par exemple. C’est donc une plus grande autonomie et une plus grande fiabilité données à la mesure de l’altitude, à partir du moment où vous pensez à bien calibrer ce baromètre avant de partir – même si théoriquement la montre corrige d’elle-même les erreurs via sa prise de température. Génial avouez ! Dans quel monde vit-on ?! En ce sens, notre 935 se rapproche bien de l’utilisation d’une Fenix 5 et, comme elle, va compter pour vous le nombre d’étages que vous avez gravi.

– Les fonctions statuts et charges d’entraînement : la 935 permet d’éviter le sur-entraînement, maladie chronique bien connue des triathlètes et autres coureurs d’ultra qui continuent de penser qu’un entraînement réalisé en état de fatigue avancé sera toujours bénéfique. Ah la la…

– Compatibilité Wi-Fi ! Vous allez pouvoir avoir accès à des téléchargements automatiques de Garmin Connect, faire que vos proches puissent suivre vos entraînements en temps réel, sans oublier la synchronisation immédiate de vos données avec votre téléphone en moins de temps qu’il n’en faut pour défaire ses lacets après sa session d’entraînement (c’est du vécu ça madame !). Le Wi-Fi là étant souvent plus rapide que le désormais classique Bluetooth.

– Le TracBack® : un petit gadget bien utile qui permet de revenir au point de départ sans peine. Ça évite de se perdre !

– Un indicateur de tendance barométrique, une alerte tempête : on rentre ici dans les fonctions de « l’aventurier » mais c’est plaisant, pour ne pas dire utile aux femmes et hommes pressés que nous sommes.

– Données lié à la mesure de vos performances en altitude type ascension automatique, vitesse verticale, ascension et descente totale. Cela ne sert donc qu’à celui ou celle qui s’entraîne en milieu montagneux ou a besoin de répéter des exercices en côtes pour une compétition précise. On est plus là dans le loisir mais bien plus dans la recherche et l’analyse de la performance. Ce n’est donc pas pour tout le monde mais il vaut mieux l’avoir que ne pas l’avoir. CQFD.

– Compatibilité avec le logiciel Garmin nommé BaseCamp™ et qui permet d’analyser un parcours et d’en importer un nouveau créé par vos soins. BaseCamp™ est un très bon logiciel de chez Garmin, absolument compatible avec les produits typés « aventure » de la marque, genre Fenix, Foretrex et autres GPS Oregon ou Montana….et donc aujourd’hui la Forerunner 935.

– Fonction « voir et rallier » : bien pratique quand vous êtes perdu en randonnée, sans carte et sans boussole, et que vos seules issues sont des repères visuels.

– Dans le même ordre d’idée, la 935 vous donne des informations sur le soleil et la lune. Idéal pour prévoir les conditions de vision nocturne à venir (pleine lune ou pas pleine lune telle est la question…) ou planifier ses entraînement et anticiper sur le timing de ses sorties à venir. Là encore, femmes pressées, hommes pressés, ce gadget est pour nous !

– Un câble de chargement bien plus simple que la classique pince d’antan (encore utilisé par Suunto notez). C’est ici plus simple, plus net, plus précis, plus agréable. Ça compte !

Quant à la Fenix 5X, le modèle de Fénix le plus abouti, questions fonctionnalités toujours, voici ce qu’elle propose en plus que la 935. Notez que, comme exprimé plus haut, ces données touchent à ce que je nomme l’aventure et ne se destine donc pas au coureur citadin du dimanche qui prépare un marathon sur route mais plutôt à l’ultra trailer ou randonneur confirmé qui voudrait repérer la Terminorum de Benoît Laval, mais également au voyageur qui aime bien savoir où il est, où il va, comment il y va et surtout comment il en revient en vie.

– Une mémoire incomparable : 12GB contre 64Mo.

– Des fonctions marines pour les plaisanciers ou les apprentis commandos qui avancent en kayak de mer.

– La prise en charge de certaines cartes disponibles à l’achat sur garmin.com.

Fonction prise et analyse de la fréquence cardiaque

Comme toutes les montres haut de gamme Garmin, libre à vous de configurer vos écrans de contrôle comme bon vous semble. Le fonctionnement des boutons est très logique et vous naviguez comme un menu dans lequel vous allez choisir vos données à régler ou consulter. Tout est fidèle à Garmin : l’ergonomique est sans défaut. Exemple : En appuyant sur le bouton en haut à droite vous déclenchez le mode entraînement et la recherche satellite instantanée. Vous n’avez pas à faire les deux dans deux actions successives donc. Vous choisissez ensuite en descendant dans le menu le type de sport (pendant ce temps-là la montre continue de se connecter au satellite pour le réseau GPS) et faites facilement dérouler les pages que vous avez configurées (4 infos chacune maximum) ou que vous avez laissées avec la configuration d’usine. Point de détail important : vous ne pouvez configurer vos pages de la montre que sur la montre, et non pas sur l’application Garmin Connect. C’est à regretter. J’aurais aimé pouvoir avoir le choix de le faire tranquillement à la maison de mon téléphone, dans ma Google Car qui me ramène chez moi sans que je touche le volant, ou bien pendant un entraînement, directement sur la montre. Le système mécanique des boutons a par ailleurs été entièrement repensé depuis la Forerunner 920XT qui pouvait, au fil du temps, s’user et ne plus vous répondre au doigts et à l’oeil (enfin au doigt surtout). Grâce à ce menu, tout est configurable, dans la limite du raisonnable.

Il est à noter que le système optique du poignet prend des mesures toutes les secondes, ou toutes les deux secondes, et qu’il est non seulement extrêmement précis mais aussi exactement le même que sur la Fenix 5, peut importe le modèle : la classique, la S ou la X. Un conseil : le bracelet doit être serré. Il ne doit pas vous gêner, ou vous blesser, bien entendu. Serrez-le davantage lors de vos entraînements pour des données plus fiables et desserrez-le le reste du temps si cela vous est inconfortable. N’oubliez pas également que vous pouvez checker vos données sur l’application Garmin Connect qui, étant donné que vous vous y connecterez sur votre smartphone, votre tablette ou votre ordinateur, sera toujours plus simple à lire que sur l’écran d’une montre, aussi large soit-il. Grâce à Garmin Connect, vous pouvez consulter l’évolution de votre fréquence cardiaque sur une semaine (7 jours), ce qui est toujours un bon indicateur de votre état de forme, de fatigue ou de stress, voire de maladie. Vous allez donc pouvoir mieux planifier vos phases de repos et ainsi, si vous êtes raisonnable, reconnaître les signes de surentraînement et lever le pied avant qu’il ne soit trop tard – la descente aux enfers démarre par un moral en berne, de la fatigue, éventuellement l’apparition de petites maladies et, le pire, les vraies blessures dont on se relève avec difficultés.

Un dernier point concernant la prise de la fréquence cardiaque sous l’eau quand vous nagez (ou vous faîtes bien ce que vous voulez d’ailleurs) ça ne fonctionne pas avec le lecteur optique au poignet. Il vous faudra donc vous équiper d’une des deux ceintures de mesure de la fréquence cardiaque au torax qui sont vendues avec le modèle à 700€ seulement. Le modèle HRM-Tri permet non seulement de capter votre rythme cardiaque dans l’eau et hors de l’eau mais il enregistre aussi votre cadence (nombre de pas effectué par minute en course à pied), vos oscillation verticales (les rebonds de votre foulée et les mouvements de votre torse, en course à pied toujours). Ce dernier point est intéressant si vous voulez analyser votre foulée et la corriger, ou l’améliorer, dans un objectif de performance ou de réduction du risque des blessures. De fait, ce modèle HRM-Tri est plus cher à l’achat mais, vous l’avez compris, fonctionne donc comme un tout-en-un : 130€. Quant au modèle HRM-swim, il est, comme son nom l’indique, destiné seulement à la pratique de la natation et ne va pas produire d’enregistrement ou d’analyse de vos oscillations verticales en course à pied. Logique. Il est au prix de 100€. Dans les deux cas, ces ceintures cardio-fréquencemètre sont capables d’enregistrer les battements de votre cœur quand vous êtes dans l’eau. Elles les stockent et ne les délivrent à la montre que lorsque votre torse, où elle est placée, est sorti de l’eau.

Pour les triathlètes et les raideurs (et les amazones)

La version à 700€ propose directement dans la boite un « kit de montage rapide triathlon » qui permet d’enchaîner les disciplines en installant la montre sur le vélo en un claquement de doigts. Mais pourquoi se borner à utiliser la montre comme GPS de vélo ? Car enfin, quel est l’intérêt de s’embêter à enlever la montre de son poignet après avoir nagé en triathlon pour aller faire du vélo, sachant qu’on va devoir la remettre sur son poignet après pour la partie course à pied. Vous me suivez ? Autant la garder au poignet tout du long non ? Petite option intéressante, par contre, c’est celle de pouvoir se configurer soi-même ses épreuves mutisports – respirez, ça va bien se passer : vous n’êtes en rien contraint de devoir enchaîner natation, vélo et course à pied ! Si votre truc à vous c’est ski, course à pied, tartiflette et stand up paddle, aucun problème !

Dans le registre de la natation, la montre fonctionne bien entendu idéalement en extérieur où elle va prendre comme repère le signal GPS, mais également à l’intérieur en se servant là pour le coup de l’accéléromètre interne à la montre. Petits conseils en indoor : éviter les changements de trajectoire et les mouvements de bras qui n’ont rien à voir avec la natation. En eau libre, n’essayez pas d’obtenir un signal GPS avec la montre sous l’eau (ça ne marche pas Paulette !). Question navigation, la montre est équivalente à la Fenix 5S, les cartographies en moins (comme celle que vous avez sur un GPS de voiture ou un téléphone via Google Maps par exemple). Vous pouvez ainsi revivre un parcours en particulier en affichant plusieurs types de page : un tracé, un compas, un temps…Et vous pouvez choisir de les mixer sur le même écran. Pour rentrer un parcours dans la montre, il suffit là encore de se servir du logiciel Garmin Basecamp.

Un mot sur les mesures de l’entraînement

Un point à prendre en compte c’est l’adaptation du logiciel et à vos habitudes et votre morphologie. Cela prend en général entre deux semaines et un mois d’exercices réguliers. Après ça, en comptant que votre VO2max ait été calculée par la montre, au fur et à mesure de vos entraînements et de vos enregistrement par cette dernière, celle-ci est capable de vous indiquer avec précision non seulement votre temps de récupération mais également si votre entraînement est poussif ou constructif. Regardez en quoi c’est utile : vous avez l’impression de beaucoup en faire mais en réalité vous pouvez encore pousser la machine, selon la montre. Fainéant ! Ou, au contraire, vous avez l’impression que vous pouvez encore rajouter des entraînements difficiles alors qu’en réalité vous êtes fatigué et feriez bien de lever le pied. Frimeur ! Tout cela est bien entendu calculé à l’aide de votre fréquence cardiaque que la montre recueille en permanence. Pour plus de précisions, allez sur www.firstbeat.com. Malheureusement c’est en anglais. FirstBeat c’est la boîte que sous-traite Garmin pour la mise au point de ces algorithmes.

En achetant une telle montre, vous ne pouvez donc que progresser : progresser dans vos capacités physiques et vos résultats sportifs, oui, mais également progresser dans la connaissance intellectuelle que vous avez de l’entraînement. La Forerunner 935 et ses différents logiciels peuvent donc très bien servir d’entraîneur pour peu que vous vous donniez la peine de rentrer dans le détail dans toutes ces fonctions propres à la surveillance de vos données d’entraînement. Pour plus de détails et autres questions sur les multiples fonctions de la montre, je vous conseille vivement de rencontrer un spécialiste en magasin. Pour la meilleure analyse qui soit aujourd’hui sur le web, avec un excellent comparatif entre cette 935, la Fenix 5 et la Suunto Spartan, prenez des cours d’anglais et allez voir dcrainmaker.com/2017/03/garmin-forerunner-935-depth-review.html

Conclusion

La Forerunner 935 s’adresse tout à la fois à l’utilisateur éclairé, car ses capacités sont quasiment sans fin, comme au coureur ou triathlète débutant qui veut une montre capable de lui donner le maximum d’informations tout en surveillant son état de forme et l’inviter à se plonger dans les délices du suivi de l’entraînement – ce qui est addictif je vous préviens. Car seule une Fenix 5S ou 5X est aujourd’hui plus puissante pour le guerrier de l’impossible qui sommeille en vous et s’emploiera, peut-être un jour, à courir 300 km dans le désert de Gobi sans balisage, faire de la survie en jungle au Belize ou larguer les amarres pour une année sabbatique dans la mer des Célèbes, à l’Est de Bornéo, tel l’aventurier solitaire. Mais si le prix de cette 935 vous rebute (550€ ou 700€ pour le modèle pack triathlon), si vous vous dites que vous n’avez pas besoin d’autant de talent à votre poignet, alors je vous conseille d’aller chercher une Forerunner 735X, déjà bien avancée pour sa petite taille (à partir de 450€). Si j’osais une image moderne et cinématographique, je dirais que la Forerunner 735X c’est un peu Sean Young dans le Blade Runner original (celui de Ridley Scott), belle et déjà irrésistible – n’est-ce pas Harrison Ford ? Tandis que la Forerunner 935, c’est le bon petit soldat parfait, le robot fidèle en tout point, sûre, extrêmement fiable et tellement plus avancé technologiquement parlant. Vous pourriez presque l’appeler « Officer K »* tiens. La 935, c’est en effet elle qui grandira avec vous et vous accompagnera dans vos progrès en course à pied et en triathlon, vos victoires comme vos déceptions. Comme un amant fidèle ou une maîtresse héroïque, c’est cette 935 qui vous donnera confiance en vous et vous aidera à découvrir des dimensions que vous ne soupçonniez pas. C’est elle, enfin, votre camarade de combat, votre meilleure copine d’entraînement, qui, sous couvert d’une esthétique passe-partout limite agent secret, continuera de surveiller votre fréquence cardiaque lors d’un dîner en ville important ou d’une soirée à l’opéra pour un anniversaire. Avec la Forerunner 935, votre (life)style sera, j’en suis sûre, souligné avec élégance et en toute circonstance.

* rapport au nouveau film Blade Runner et au personnage joué par le très élégant Ryan Gosling.

 

 

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