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Jamais deux sans trois ?

Par Gaël Couturier. Photos Hoka One One.

Après plusieurs années entachées par des blessures, Benjamin Malaty, champion de France de Cross-Country en 2012, s’est fixé un but ultime : participer aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. D’ici là, l’athlète Hoka One One, chaussé des nouvelles Clifton 2, compte bien briller le 9 avril prochain lors du Marathon de Paris, avec un objectif de chrono à 2h12.  Cela devrait le placer en tête du top français et idéalement accrocher un bon top 10.
Benjamin s’attaquera ensuite aux Championnats du Monde d’Athlétisme à Londres en août, puis aux Championnats d’Europe à Berlin l’année prochaine. Nous avons rencontré le champion.

Running Café : Qui es-tu, d’où viens-tu, où vas-tu ?

Benjamin Malaty : J’ai 30 ans et je vis à Bordeaux. Je suis un athlète et un coureur. Ma spécialité est la course de fond et le cross-country mais j’adore les longues distances. Au niveau international, je cours en individuel et au sein de l’Equipe de France.

Running Café : Tu cours après quoi, la gloire ? Les filles ? Une victoire à New-York ?

Benjamin Malaty : Je cours depuis que je suis tout petit. Courir est plus qu’un métier pour moi, c’est une vraie passion. Grâce au running, je me sens libre et je reste de bonne humeur chaque jour. Cela me vide la tête. C’est également un moyen pour moi de repousser mes limites d’une part et plus généralement d’aller de l’avant. Quand j’étais jeune, j’aimais la proximité de la nature et découvrir de nouveaux paysages, loin des villes. Courir en pleine nature était un moyen pour moi de faire du sport mais aussi de profiter des joies de l’environnement. Voilà pourquoi j’aime autant ce sport. J’ai toujours autant d’attrait pour la découverte de forêts, champs et vallées.

Running Café : Quel est ton palmarès exactement ? Tu es attendu tu crois ?

Benjamin Malaty : Au cours de ma carrière, je suis monté sur 14 podiums en incluant 8 médailles d’or. Pendant le Marathon de Paris, j’ai été 2 fois en première ligne des français, en 2012 et 2013. J’ai aussi remporté le titre de champion européen de cross-country en équipe en 2011 et celui de champion français de cross-country en individuel en 2012.

Running Café : Tu vas me dire la Clayton 2, je sais, mais explique-nous un peu pourquoi tu l’apprécies autant cette chaussure ?

Benjamin Malaty : En entrainement ou pour les compétitions, ma chaussure préférée c’est en effet la Clayton 2. Je l’aime parce qu’elle est très légère et que je me sens plus rapide et performant quand je la porte. Tout simplement. Il est très important pour moi d’utiliser le même matériel en entrainement et en compétition pour avoir les mêmes ressentis et éviter les mauvaises surprises. Je pense de plus que les chaussures Hoka One One sont parfaitement adaptées à mon type de courses, notamment en extérieur mais sur tous les terrains finalement. Elles sont incroyablement légères et aussi très confortables. En gros, je pense qu’Hoka One One est fait pour le style de running que j’apprécie.

Running Café : Qu’est-ce qui te motive ?

Benjamin Malaty : Aujourd’hui, mes objectifs sont clairs. Sur le long terme, j’ambitionne de participer aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. J’ai encore 3 ans d’entrainement pour être prêt le Jour J. En attendant, je participerai au Marathon de Paris, aux Championnats du Monde à Londres en 2017 et aux Championnats Européens de Berlin en 2018 afin d’élever le niveau petit à petit.

Running Café : Après avoir couru tu fais quoi ?

Benjamin Malaty : Quand j’ai fini de courir, il faut savoir que ma session d’entrainement n’est pas terminée : je dois encore étirer mes muscles et prendre soin de mon corps tout entier. Je dois faire attention à ma récupération, c’est indispensable car je travaille dur et je dois rester en excellente santé. Il est très important de se protéger des blessures. J’y passe donc beaucoup de temps avec notamment l’aide d’un physiothérapeute.

Running Café : Quand tu cours, tu penses à quoi ?

Benjamin Malaty : J’aimerais pouvoir dire que quand je cours, je ne pense à rien, que je me vide juste la tête. Mais ce n’est pas entièrement vrai : quand je cours, j’essaie de rester aussi concentré que possible, j’essaie de penser aux conseils de mes coachs. Durant une compétition, je suis déterminé, j’essaie de donner le meilleur de moi-même en pensant à ce sur quoi j’ai travaillé, toujours dans le but d’améliorer mes performances.

Running Café : Ton plus gros challenge ?

Benjamin Malaty : En 2014, j’ai dû gérer des blessures qui ont compromis mes objectifs saisonniers. J’avais prévu de participer au Marathon de Londres en 2015 et aux Jeux Olympiques de Rio en 2016. Cela a affecté mon moral, en plus de ma carrière. Pour un athlète, les blessures c’est ce qu’il y a de pire. J’ai dû surmonter la période de récupération en gardant à l’esprit que rien n’était terminé. J’étais faible mais j’ai repris le contrôle sur ma vie. Comme un marathonien ! Maintenant, je suis prêt et en forme et j’attends beaucoup du Marathon de Paris. Ces blessures m’ont appris à quel point il est important de rester concentré, de travailler sans relâche pour se protéger justement.

Running Café : Ta plus grande réussite ?

Benjamin Malaty : Lors de ma participation au Marathon de Paris en 2013, j’avais énormément de pression parce que j’avais fini 1er français en 2012. Je remettais mon titre en jeu en quelque sorte et je me devais d’être à la hauteur. Je suis resté concentré pendant toute la compétition sur mon objectif : faire mieux. Ce n’était pas évident et à la fin de la course, j’ai commencé à sentir la fatigue mais j’ai continué d’essayer en allant aussi vite que possible. Quand j’ai passé la ligne d’arrivée, je me suis senti comme délivré, j’étais vraiment fier d’avoir battu mon record personnel. Mais aussi bien sûr de rester le 1er français à atteindre la ligne d’arrivée.

Benjamin Malaty

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