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Légère, imperméable, rudement bien pensée…et respirante

Par Jean-Marc Bertolo. Photos Raidlight et Jean-Marc Bertolo.
Une journée grise, du vent, du froid…autant dire des conditions difficiles après mes championnats du monde de triathlon Ironman à Hawaï, où, bien entendu, le temps était des plus cléments. Pourtant, en recevant ce produit par la poste il y a deux mois, j’ai tout de suite eu très envie de l’essayer. Voici pourquoi.
Veste Top Extreme RaidLight

Cette veste est d’abord très légère (220g). Mais elle n’est pas non plus la plus légère de la marque :  l’Hyperlight MP+ à 219,95€ fait 115g, et la Top Ultralight, pro model de Christophe Lesaux, est à 189,95€ pour 170g ! Sa couleur noire, et son dessin en nid d’abeille, m’ont tout de suite semblé des plus seyants. Connaissant de réputation de Raidlight, je sais que la marque joue sur des détails qui font la différence et auxquels les autres marques, souvent, ne pensent pas. C’est sa force ! De plus, à ce prix-là (179,95€), on est clairement dans du haut de gamme. Raidlight, on vous le rappelle, est une marque française lancée par Benoît Laval, ancien coureur élite mais également ingénieur textile, à Saint-Pierre de Chartreuse près de Grenoble, depuis rachetée par Rossignol. Autant dire que je n’ai eu aucun mal à me laisser aller au plaisir de tester un tel produit. Technique, bien pensée, sobre. Que demander de plus ?

Coupe-vent oui, imperméable oui !

Premier constat, la veste est très facile à enfiler et les multiples réglages, dont les biais élastiques sur le bas, permettent un bon ajustement. Après quelques foulées, je n’ai vraiment pas l’impression d’avoir revêtu une veste lourde pour aller au combat contre les éléments. D’abord, le typique bruit des frottements de bras qu’on a l’habitude de voir sur certains modèles est ici inexistant. C’est sans doute grâce aux empiècements en stretch au niveau des sous-bras qui sont là pour offrir plus de liberté de mouvement. C’est malin. Ensuite, la veste est – vraiment – coupe-vent. J’insiste.

Veste Top Extreme RaidLight

Les deux poches latérales sont aussi assez grandes pour y glisser des gants, une carte, quelques gels ou barres énergétiques. Petit détail « très Raidlight », dont je découvre les bienfaits : la fenêtre transparente située sur le poignet de la manche gauche. Ça, quand même, c’est bien vu. Personne d’autre ne le fait d’ailleurs. C’est étonnant. Raidlight le fait depuis si longtemps. Quel gain de temps et d’énergie !

Veste Top Extreme RaidLight
Veste Top Extreme RaidLight

La fenêtre et les passe-pouces : plutôt bien pensés !

Bon, c’est vrai qu’après 30 min, le plastique de cette fenêtre est légèrement chargée d’humidité mais la lecture reste possible, notamment en pressant légèrement le plastique contre la montre. Je n’en démords pas : ce truc c’est de la bombassss ! Quand il fait bien pourri, je n’ai pas envie de relever ma manche pour lire ma montre ni me déshabiller pour l’installer par-dessus mes vêtements. En montagne, le temps change rapidement et si, à chaque fois, je dois enlever ma montre c’est un peu la croix et la bannière non ?

Un mot sur les passe-pouce : leur fonction est de vous tenir chaud. Ça marche, rien à dire, mais leur positionnement n’est pas toujours des plus fins. Je m’explique. Du côté où vous avez la fenêtre de lecture de la montre, lorsque vous avez passé les passe-pouce, cette fenêtre ne joue plus trop son rôle (du moins sur le modèle – de test ?- que j’ai testé moi) car elle s’est beaucoup trop décalée pour permettre la même lecture qu’avant. Dommage. Bon, ce n’est pas non plus le truc rédhibitoire ou grossier qui vous fout en l’air votre session. Deux points positifs toutefois : (1) la veste est repliable dans une de ses propres poches et (2) la capuche est très agréable à porter grâce à ses trois points de serrage.

Veste Top Extreme RaidLight
Veste Top Extreme RaidLight

Hardcore ou pas hardcore ?

 

La veste s’appelle Top Extreme, oui, je le sais, mais vu le poids, je me dis quand même qu’elle doit être plus fragile qu’une veste qui pèse 300-400g. Ça semble évident. C’est la raison pour laquelle je la recommande avant tout comme veste de course sans trop de risques mais quand même pas comme veste d’aventure de type trekking engagé ou grosse épreuve de trail du bout du monde où vous ne savez pas trop quelle type de végétation vous attend (épines ? Pas épines ?). Remarquez, il paraît que Benoit Laval l’a emmenée faire The Barkley Marathon dans le Tennessee, une épreuve connue pour sa rusticité. Ce qui est sûr, de toute façon, c’est que cette Top Extreme vous sauvera la mise dans bien des conditions. Dernier point, dans le genre purement technique : la respirabilité. Je n’ai rien noté de réellement problématique. Elle vaut ses meilleures concurrentes. Je pense à Polartec, le must du must.

Veste Top Extreme RaidLight
Veste Top Extreme RaidLight

Conclusion

La Top Extreme RaidLight est une vraie passe-partout pour les compétiteurs. Son intérêt résidant avant tout dans sa légèreté, voilà donc un super produit à emporter dans le sac à dos au cas où la météo se mettrait à voir rouge, et noir. Je ne l’ai pas trouvée super longue à la taille par contre. En cas de fortes intempéries, il vaut donc mieux prévoir de la porter avec un pantalon imperméable, lui aussi. Vous me direz, c’est logique. Oui. Je note pour terminer qu’elle a des imprimés réfléchissants sur les faces avant et arrière, pour nous permettre de nous faire voir la nuit par les voitures (ou les chasseurs !), mais aussi des protections en silicone sur les épaules pour la solidité. Je n’ai toutefois pas testé la veste avec un sac à dos et n’ai donc pas pu mesurer la durabilité de ces petits empiècements là encore, ma foi, bien pensés.

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